dimanche 12 juillet 2009

Dong Cheng District, Beijing


En Chine, il y a des Chinois, beaucoup de Chinois. Et les Chinois, ça parlent Chinois, que Chinois. Ce qui rend la tâche du voyageur ardue quand vient le temps de repérer son hotel. Une fois installée par contre, et avec 2 Yuans dans ses poches pour prendre le métro, la ville s'offre à nous.



La Chine, avec son histoire millénaire, possède son lot de richesse. L'immensité de la Cité interdite est à couper le souffle. La beauté des tombeaux des empereurs dépasse l'entendement. S'il devait y avoir une côté positif à l'impérialisme, ce serait sans doute d'avoir donné naissance à une architecture riche et grandiose, directement proportionnelle au powertrip de l'empereur au pouvoir. Puis, l'impérialisme s'est tranformé en communisme...

Il y a aussi la grande muraille de Chine, qui se passe de commentaire. En passant, elle n'est pas visible de la lune. Neil s'est gourré...




Mais l'activité que je préfère, c'est assister au quotidien du Chinois "moyen". Celui qui fait encore son TaïChi à l'âge de 110 ans, de la gymnastique rythmique à 6h du mat, de la danse en ligne au son d'un air militaire. Celui qui joue une partie de dames en petit bonhomme. Tout ceci le plus naturellement du monde, sans gêne ni complexe, avec fierté même.





Aussi, j'aime bien me balader dans les vielles ruelles de Beijing (les Hutong), y manger des aliments sur bâton "non identifiés" ou simplement m`asseoir et m'y reposer.



Jane Fu est Chinoise et vit à Beijing depuis quelques années. Elle a étudié à l'université de Pékin en archéologie. J'ai passé l'une des premières soirées de mon voyage avec elle alors que j'étais au Cambodge. Et voilà que nous nous donnons rendez-vous pour l'une des dernières.


Elle m'amène manger dans un petit resto perdu. Je pense qu'elle a commandé la totalité de ce qu'il y a sur le menu.





Ma chanson cette semaine est pour moi. Pour me remercier d'avoir osé m'offrir le plus beau des cadeaux.


Je porte en moi des visages, des sourires, des histoires et des rencontres qui m'accompagneront à mon retour et pour les années à venir. J'ai appris à me connaître, à me faire confiance, à apprécier ce qui s'offre à moi, même si ce n'est pas tout à fait "ce qui était prévu".


Parce que toute bonne chose a une fin, il est temps de réintégrer le monde que j'ai laissé il y a quelques mois. Je suis de retour à la gare. Le train arrive. Le paysage n'aura sans doute pas tellement changé, mais mon regard lui, le sera.
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jeudi 2 juillet 2009

Crazy Delhi

J'anticipais ce séjour obligé à Delhi depuis un moment, mais ce quatre jours à Delhi est exactement le temps qu'il me faut pour obtenir mon visa pour la Chine. Je n'aime pas spécialement cette ville. Il fait chaud (une vague de chaleur s'est abattue sur Delhi et le mercure a atteint les 47 degrés), ça sent mauvais, les rues du quartier des voyageurs "petit budget" ressemblent à un dépotoir à ciel ouvert. Il y a du monde, beaucoup de monde. Ils te touchent, te dévisagent, te harcelent, veulent te vendre quelque chose. D'autres te sifflent comme s'ils avaient affaire à un âne dur d'oreille.

Ah... Ils ne sont pas méchants les Indiens, juste ben fatiguants. Juste assez pour qu'on soit content de partir après trois mois passés en Inde. Puis, il y a cette charmante dame au comptoir de l'ambassade chinoise. À la question "Vais-je pouvoir obtenir mon visa dans la journée du 2 juillet, puisque mon vol pour Beijing est prévu en soirée?", elle me répond avec un sourire courtois: "It is possible Madam". Ehhhh... "It is possible" comme dans "Oui", ou "It is possible" comme dans le "No problem - no problem Madam" indien, fiable comme le toit du stade olympique.

À part ces sublimes visites à l'ambassade, mon horaire est chargé... Je passe une bonne partie de mes après-midis en petite tenue, couchée en étoile sous les pales du ventillateur. Je bois de la noix de coco. Je me paie une séance d'épilation à la cire chaude. Je cours les galeries d'art avec air climatisé.

Finalement, l'épreuve du visa s'avère réussie, je m'en vais en Chine ce soir !


Malgré mon ton sarcastique, je dois t'avouer m'être sentie libre et invincible à quelques reprises cette semaine -le genre de feeling qui amène à fredonner du Van Halen. Chère France, j'espère que c'est la même chose pour toi, de ton côté du globe.
Il s'agissait de la chanson "Why Can`t This Be Love" de Van Halen.




samedi 27 juin 2009

Om Namo Guru Dev Namo

"J'honore la sagesse des gurus et des divinites qui nous transmettent depuis des millenaires cette tradition du yoga."

Je viens a l'instant d'obtenir ma certification de la Yoga Alliance International, ce qui fait de moi un prof de yoga ! En effet, je termine une formation de quatre semaines "entierement yoga". Quatre heures de yoga par jour, deux heures de meditation, une heure de theorie, une heure de Bhajans (chants et rituels).

Je suis encore bien loin de "casser des briques" en terme de flexibilite, mais ma progression au cours du dernier mois est tout de meme notable. Je me rappelle encore le premier cours... Quelques minutes avant le debut de la classe, mes consoeurs s'echauffent dans le Yoga Hall. Certaines d'entre elles font des postures que je n'avais encore jamais vues, et que je ne croyais pas humainement possibles. J'ai l'air d'une bien grotesque creature a cote d'elles.


"Qu'est-ce que je viens faire ici deja ? Qu'est-ce qui m'ait passe par la tete ? Je pourrais etre en train de sirotter un Banana Lassi bien tranquillo sur une terrasse en ce moment..." sont les premieres pensees qui traversent mon esprit.

Fort heureusement, le yoga est porteur d'un principe important. Il y a de bons et de mauvais profs de yoga, mais il n'existe pas de bons ou de mauvais yogis. Ce qui compte vraiment c'est d'aller au bout de soi-meme.
Les endroits qui offrent une telle formation sont nombreux a Dharamsala. J'ai opte pour un petit centre perche a flanc de montagne, a vingt minutes de marche de tout vehicule motorise et de toute autre source de "distraction". (Dans mon cas, il s'agit principalement des innombrables German Bakery).
Ma jolie chambre est situee a deux minutes de marche de mon matelas de pratique. Il m'arrive souvent d'en prendre un peu plus, soit parce que je suis extenuee, soit parce que je suis invitee a manger de la papaye et des lytchees avec les voisines.

Mon professeur est un homme sympathique debordant d'energie positive. "Love and Light are the most beautiful things !" lance-t-il regulierement avec l'accent indien et le petit hochement de tete typique.
Il nous a fait rencontrer son guru, un homme dont la sagesse emane a des kilometres a la ronde. Il possede aussi un excellent sens de l'humour. Ses disciples sont nombreux et viennent de loin pour le saluer, obtenir sa benediction et lui demander conseil.

D'autres Baba-Ji nous font aussi l'honneur de leur presence le temps de quelques chansons.
Cet episode n'etait pas du tout prevu, mais je suis vraiment contente qu'il ait eu lieu. Pour qu'il se realise, il m'a fallu abandonner l'idee de me rendre au Tibet, mon voyage tirant a sa fin. Ce n'est que partie remise !

Le yoga a un effet addictif puissant. J'espere ne jamais reussir a me defaire de cette dependance. Dependance que je serai d'ailleurs heureuse de partager avec le plus grand nombre.

Ah oui ! J'ai enfin vu le Dalai-Lama, apres deux mois passes a Dharamsala. Ca n'aura dure qu'une seconde, mais que c'etait puissant !


Ma chanson cette semaine est pour mes deux amies de toujours : Kim et Jasmine. Jasmine a donne naissance le 16 juin dernier a Raphael. Kim est l'heureuse maman de la jolie Rose. Les filles... j'espere que notre marmaille aura autant de plaisir que nous en avons eu a faire des choregraphies sur du Paula Abdul !
(Il s'agissait de la chanson ''Straight Up'' de Paula Abdul.)