dimanche 3 octobre 2010

I amsterdam


Que c'est bon de partir.
Un océan me sépare de ce que je crains.

Mais s'éloigner peut être fuir.
Quand que l'on quitte est en désordre.

Pourtant, le rythme de mes jours continue de battre la mesure.
Métronome d'un temps qui s'accèlère et qui s'y perd.

Maîtrise. Contrôle. Ordre. Rigueur.
Tant d'énergie y est consacrée. Chaque jour.

Insolente différence. À la fois je te crains et te veux.
Douce liberté. À la fois je t'ignore et t'espère.

Me perdre: acte déraisonnable autant que désirable.
Oserais-je ?

Être ici ou ailleurs.
Être partout ou nulle part.

Être soi-même ou un autre.
Paradoxe insoluble qui me bouleverse.

Chercher un lieu ou tout s'aligne.
Trouver un espace ou respirer.

Que c'est bon de partir.
Encore faut-il m'y retrouver un peu.






























Et le tout sur un air de The Killers, Read My Mind.