mardi 17 mars 2009

Ce qui arrive quand on s`approche du "sacré"...

On se brule et le retour au monde profane est pénible...

Cette semaine, je ne jouerai pas la comédie. Je vais etre honnete. Ca ne marche pas mes affaires. Il y a des moments comme ca... Des moments où l`on aimerait décrocher notre tete et l`oublier quelque part pour ne plus l`entendre penser. Des moments où, une fois bien callée dans le siège de l`autobus et malgré le fait que l`on serpente depuis des heures des routes qui donnent la nausée, on préfererait ne jamais arriver.

Dans ces moments là, on n`a pas envie de passer une soirée a dodeliner de la tete à intervalles réguliers alors que l`on écoute une conversation qui ne nous intéresse absolument pas. On a pas envie de rentrer à son hotel et d`y trouver un gars complètement soul couché devant sa porte.

C`est pourtant dans ces moments là que l`on dort dans une chambre sur un lit de fakir et que notre ventillateur fait un vacarme. Qu`après avoir déménagé de cette chambre, on réalise y avoir laissé son passeport, ses chèques de voyages, son argent, ses billets d`avion. C`est dans ces moments aussi que l`on part à vélo pour visiter des grottes et que l`on en trouve pas la moitié. Et que, malgré le fait que l`on ait bien sur oublié notre lampe de poche, on décide quand meme de s`aventurer dans l`une d`elle et qu`on se retrouve vite fait les deux pieds dans une "swamp".

Heureusement, dans ces moments là, il y a des gens comme Liset (Pays-Bas) qui ont le courage de louer et conduire une moto en ville, et qui nous laissent les routes plus tranquilles vers le Buddha Park.

Heureusement qu`il y a des gens comme Georges (Hong Kong) qui nous tordent un bras pour aller faire de l`escalade et qui réussissent assez bien à nous faire rire.

Une chance aussi qu`il y a des villes comme Louang Prabang, qui savent nous charmer.






Une chance qu`il y a des gens comme Erin (Seatle) avec qui on partage un bucket (chaudière remplie à moitié de LaoLao -whisky de riz- et à moitié de 7up / Guru) avant de descendre la rivière sur notre tube. C`est que le "tubing" à Vang Vieng constitue, selon le Lonely Planet, "le rite de passage par excellence des backpackers de l`Indochine".

Heureusement aussi que les crepes bananes-chocolat-peanuts existent.

Et des jeunes hommes qui, alors que l`on est précisément en train de ruminer ces lignes, nous rattrapent à vélo, pédalent à égalité avec nous sur une bonne distance, nous font des beaux grands sourires, nous chantent des chansons. Il ne pouvait se douter à quel point il me faisait du bien...


Ma chanson cette semaine est pour Caro et Mélanie, pour toutes les conversations que nous avons eues et les autres à venir. Il faut bien le dire, une chance aussi que j`ai des amis comme vous qui savent trouver les mots pour me remonter le moral. Il s'agissait de la chanson "I Feel it All" de Feist.