mardi 10 février 2009

"A practice for paradise"

Sihanoukville est une ville sur la cote sud du Cambodge, dont les plages donnent sur le golfe de la Thailande, sa voisine. Ici, le but du jeu est de vivre pleinement, intensement. Les couchers et les levers de soleil abondent. Et quand il pleut a torrent, on part pour un p'tit jog sur la plage jusqu'a ce que ca fasse mal, question de confirmer que nous sommes toujours en vie. J'ai profite tant que j'ai pu de ces instants de pur bonheur, bien consciente qu'ils seraient passagers. Je les ai respires. Je suis partie au bout de quelques jours craignant de m'en lasser, afin que les souvenirs que j'en garde ne soient aucunement dilues. Un paradis ephemere...

Pensee de la semaine :
"Be careful what you wish for, because it will happen..."



















Pour contrebalancer l'intensite de Sihanoukville, rien de mieux que de se rendre a Kep pour experimenter l'autre extreme : l'art du chilling. J'ai pu beneficier de quelques conseils de "Chill Masters". Pas facile au debut, mais avec un peu de pratique on y arrive assez bien. Voici un resume-maison des principales regles du chilling:


1- D'abord, se debarasser de sa montre.
2- Porter des vetements amples.
3- Il est preferable de ne pas se laver les cheveux pour un certain temps.
4- Un livre peut etre tolere au cas ou l'envie nous prendrait de lire un chapitre ou deux. Toutefois, plus on monte dans les echelons du chilling, moins ce genre de filet de securite est necessaire.
5- Occuper le plus d'espace possible avec ses membres lorsque l'on s'asseoit ou que l'on s'allonge.
6- Generalement, les gens qui chillent boivent plus qu'ils ne mangent. Ils consomment de la biere certes, mais toutes boissons de type fruit-shake, milk-shake, yogourt-shake sont egalement autorisees.


Voyez ici Haphut, 27 ans, ceinture noire de chilling:

Quelques anecdotes...

En route vers Sihanoukville, nous avons ressenti une petite detonation... Premiere crevaison ! Nous etions une cinquantaine de personnes assises en petit bonhomme dans un champ, in the middle of no where, sous un soleil de plomb, a regarder le chauffeur et son helper regarder le pneu creve... Finalement, nous sommes remonte a bord du bus, bredouille... Nous avons continue notre chemin a 10 km/h vers la prochaine station d'essence. Il nous fallait nous asseoir du cote oppose a la crevaison parce que le bus penchait d'un bord... Un moment de pur bonheur.




Je m'apprete a traverser la frontiere qui separe le Cambodge du Vietnam. Si tout va bien, demain a pareille heure, je serai a Ho Chi Minh City, mieux connue sous le nom de Saigon.

Cette semaine, ma toune est pour la p'tite gang de sciences rel. Pis, y fait tu encore frette chez vous ! Parce que moi... j'ai plutot chaud ! Et aussi, avez-vous remarque mon clin d'oeil a notre travail sur le voyage en utopie... Il s'agissait de la chanson de Malajube - Montreal